Promesse de Dieu

Dieu marche avec nous séance 10

Dieu est pardon !

Pardonner ce n’est pas oublier ou faire comme si rien ne s’était passé. Pardonner c’est souvent compliqué. C’est un long chemin à parcourir qui prend parfois beaucoup de temps.


Quand on se dispute avec quelqu’un qu’on aime bien, un grand mur de colère se dresse entre nous ; chacun est d’un côté du mur, et l’on ne veut plus se parler, on ne veut même plus se regarder. Petit à petit, la colère s’en va, mais le grand mur est toujours là.
On se sent alors très triste, et notre coeur est serré comme si on était séparées pour toujours? Comment faire pour se retrouver ? Entre nous, le mur semble si haut qu’on a l’impression qu’on ne pourra jamais le faire tomber.


Dans le sacrement de Réconciliation, Dieu nous remplit de son Amour qui nous aide à abattre ce mur entre nous. Dieu nous aime toujours mais nous nous éloignons parfois de lui. Quand nous blessons les autres, notre relation à Dieu est fragilisée. L’Église, qui nous rend frères en Jésus-Christ, propose des signes pour nous remettre dans cette alliance et nous donner la force de repartir : ce sont des Sacrements.


Le pardon : « pardonne-moi », « excuse-moi », « je n’ai pas voulu te faire de mal, je regrette »… ce sont des mots. Mais ce ne sont pas des paroles en l’air qui, à peine prononcées, sont déjà envolées ! Dire pardon, c’est avoir envie de réparer ce que l’on a cassé… C’est aussi s’engager à ne pas recommencer… Il faut qu’il y ait des actes pour que ça marche ! Dans le sacrement, je m’engage aussi, avec l’aide de Dieu, à poser des actes de réconciliation.


Quand on ferme son coeur à Dieu et aux autres, le chrétien parle de péché. Mais quand on fait une bêtise, est-ce un péché ?
Exemple :
Pendant la récré, je bouscule un peu fort un copain, il tombe et se blesse. C’est bien embêtant ! Je l’aide à se relever et lui demande pardon ; je n’ai pas fait exprès de lui faire mal : c’est une bêtise, une maladresse !
Un autre jour, je suis furieux contre un copain et je le pousse si fort qu’il se coupe le genou en tombant et pleure. Je fais comme si de rien n’était et je pars en ricanant ; c’est plus grave qu’une bêtise, j’ai fait exprès de fermer mon coeur : c’est une faute, un péché.
Quand on fait volontairement du mal aux autres, on fait du mal à DIEU.


Le péché c’est une rupture dans la relation avec Dieu, avec les autres, en moi… de façon consciente et responsable (avec l’intention de faire mal et de rompre la relation). C’est différent d’une maladresse ou d’une bêtise. Il faut connaître son péché pour pouvoir le convertir (le changer) en quelque chose de bien.


Discutons en famille  : des situations de vie peuvent amener à découvrir des façons plus justes de vivre avec Dieu et avec nos frères sans apporter de jugement moral immédiat.
Exemples :

  • Arthur dit : « J’ai regardé la télé tout l’après-midi ». Avant de dire c’est bien ou c’est mal, on s’interroge. M’avait-on interdit ? Est-ce que j’avais besoin d’un temps de détente pour être plus réceptif après ? Est-ce que j’avais des choses plus importantes à faire ? Est-ce que j’ai regardé une émission qui m’a appris quelque chose ? ou qui m’a blessée ? Est-ce que le temps passé devant la télé ne m’a pas isolé des autres ?
  •  Jeanne:  "Je suis passé auprès de quelqu’un à qui je n’avais pas envie de parler et j’ai fait comme s’il n’existait pas !"
  • Jules: "Je me suis disputé avec ma sœur pour avoir l’ordi !"
  • Océane: "J’ai regardé la télé à l’heure de mettre la table pour ne pas aider !"
  •  Léo "Il a répété le secret que je lui avais confié : je ne lui pardonnerai jamais !
  •  Léa "Mon grand-père était malade ; maman dit qu’il est parti au ciel : Dieu est méchant car tout le monde pleure…"


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